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Jeudi 15 mars 2007
Pas de musique aujourd'hui, désolé, un évènement indépendant de ma volonté (défaillance chez radioblog) m'en empêche.

Oyez oyez braves lecteurs, ce week end la guillotine électorale se fera, des testes vont tomber... bref, vous l'aurez compris, ce sera  l'écrémage des candidats à la présidentielle. Ne resteront que ceux qui auront leur "500 parrainages". Quand on pense que certains maires préfèrent ne pas user de leur droit de parrainage (le maire de ma ville d'origine pour ne pas citer de nom... le vieux Riton) et que d'autres n'auront pas leurs signatures...
Mais, car il y a un mais, c'est une bonne nouvelle car nous avions 40 candidats déclarés, bien plus qu'en 2002, ce qui était grave, car cette ultra-multiplicité permet un éclatement catastrophique et l'élection de l'équipe souhaitée par une minorité seulement.
Ainsi, nous saurons qui de la présidentielle Academy nous restera-t-il à éliminer.


Voici une petite dépêche AFP : jeudi 15 mars 2007, 21h46

Dix candidats d'ores et déjà assurés d'être en lice le 22 avril

PARIS (AFP) - Dix candidats étaient d'ores et déjà assurés jeudi d'être en lice le 22 avril, pour le premier tour de l'élection présidentielle, à la veille de la limite du dépôt des parrainages d'élus au Conseil constitutionnel. La date limite pour faire parvenir les 500 signatures requises a été fixée à vendredi 18h00 (heure de Paris). Après vérification, le Conseil constitutionnel doit communiquer lundi la liste officielle des candidats. Comme en 2002, ces parrainages ont suscité une polémique, plusieurs candidats (dont Jean-Marie Le Pen, José Bové...) ayant dénoncé les "pressions" exercées sur les maires par les grandes formations. L'idée d'une réforme commence à faire son chemin. L'une des propositions avancées par certains consisterait à faire parrainer un candidat par un nombre important de citoyens. Quatre candidats, issus des partis représentés à l'Assemblée nationale et qui comptent de nombreux élus, étaient assurés depuis le début de pouvoir se présenter : François Bayrou (UDF), Marie-George Buffet (PCF), Ségolène Royal (PS) et Nicolas Sarkozy (UMP). Mme Buffet doit se rendre en personne au Conseil constitutionnel vendredi matin. Gérard Schivardi, qui se présente comme "le candidat des maires" avec le soutien du Parti des Travailleurs (extrême gauche), a été le premier des candidats n'appartenant pas à une grande formation à annoncer le 10 mars le dépôt de plus de 500 parrainages au Conseil constitutionnel. Depuis le début de la semaine, Philippe de Villiers (MPF), Jean-Marie Le Pen (FN), Dominique Voynet (Verts) et Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) ont tour à tour annoncé avoir achevé leur recherche de signatures. Après M. de Villiers mardi et M. Le Pen mercredi, Dominique Voynet est venue elle aussi au Conseil constitutionnel apporter ses derniers formulaires. Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a annoncé jeudi soir à Chambéry avoir recueilli 530 signatures d'élus, franchissant ainsi le seuil de 500 parrainages nécessaires pour pouvoir se présenter. En revanche, l'incertitude pèse encore pour trois candidats, qui peinent à boucler leur recueil de parrainages: José Bové, Frédéric Nihous (CPNT) et Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste, ex-UMP). Mercredi, il manquait une trentaine de signatures à José Bové. Mise en cause par José Bové qui menace de lui "faire payer très cher" son éventuelle absence du premier tour, la direction du PS a rappelé jeudi sa ligne "simple et claire": les élus du PS devaient apporter leur parrainage à la candidate du parti Ségolène Royal. Pour le reste, "aucun choix n'a été imposé aux élus divers gauche non membre du PS, chacun étant libre de son propre choix", a affirmé le cabinet de François Hollande. Avec une dizaine de candidats, la présidentielle de 2007 serait comparable à celles de 1981 (10), 1988 (9) et 1995 (9). En 1974, il y avait eu 12 postulants. En 2002, on avait atteint le record de 16.

Pendant ce temps là, NNBS fait encore des siennes, dans un discours ce jeudi. Il suffit de lire la dépêche AFP prise sur Yahoo actualités pour le voir :

"Alors que sa proposition, jeudi dernier, de créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" a été fortement dénoncée par ses adversaires politiques et des associations, M. Sarkozy s'est longuement exprimé sur "l'immigration" ainsi que sur "l'identité nationale". Il n'a toutefois pas réitéré cette proposition, avec laquelle 55% des Français se disent favorables (43% contre), selon un sondage Opinionway pour LCI et Le Figaro. "Je veux pouvoir parler sereinement de l'immigration. Je veux qu'on puisse parler d'immigration sans être traité de raciste. C'est insupportable et inacceptable. Il y aurait donc des sujets que l'on ne peut pas évoquer", s'est-il emporté. Mais "qui ne voit que cette forme d'autisme a conduit à laisser Jean-Marie Le Pen prospérer et la patrie des droits de l'Homme et des droits universels à porter le candidat de l'extrême droite au deuxième tour de la présidentielle en 2002 ", a-t-il ajouté. Selon lui, "à force que les formations politiques aient la lâcheté de ne pas parler du sujet de l'immigration, les extrémistes s'on sont emparés. Beau résultat pour la démocratie", a-t-il conclué."

Donc il faudrait prendre la position de l'extrême droite pour l'empêcher d'accéder au pouvoir? C'est plus que tordu comme raisonnement, ça relève du masochisme "tiens je vais appliquer appliquer la politique de mes adversaires, ça m'évitera de les voir au pouvoir".
Cela reviendrait à faire soi-même ce que l'on ne voudrait pas voir fait.
C'est plutôt un sacré problème pour la démocratie si tous les partis se mettent à avoir la même idée sous prétexte que l'autre pourrait avoir le pouvoir parce qu'il a cette idée là.
Qu'est-ce donc que cette manière de considérer la démocratie et surtout de faire de l'immigration un problème?
Peut-on encore parler de contrôle des frontières à l'heure de l'Europe?
La question de l'identité nationale peut-elle encore se poser aujourd'hui? Car faire un ministère autour de cette question, c'est une atteinte au droit du sol. On créé d'autres critères, on sélectionne... à quand une sélection à la naissance avec un système "au mérite"?
On approche de l'eugénisme dangereusement. Vouloir que seuls les "bons" immigrés deviennent français contre les "profiteurs" cela ne devrait pas être imaginable.

Il ne fait pas bon porter la voix du progressisme de nos jours. On serait même coupable de vouloir la justice sociale. Le conservatisme est à la mode.
Je crains le scrutin du 22 avril, je crois que nous allons beaucoup pleurer et souffrir, que le match se répétera en 2012 et je crains surtout une abstention massive aux législatives.


En attendant, les intermittents ont manifesté sans bruit lundi (qui en a entendu parler?), mais il est vrai que la culture c'est moins important que l'ordre, l'immigration, ou l'identité nationale non?

Et puis, lueur d'espoir peut être qui nous vient de la Dame Rose à la veste blanche et au sourire ultrabright :

Ségolène Royal  veut "remettre de la culture partout"


PARIS (AFP) - Ségolène Royal veut "remettre de la culture partout", soulignant que la gauche a "une mission historique" dans ce domaine et prônant la création d'un "service public de la culture et de l'audiovisuel fort et dynamique".

Dans une interview à l'hebdomadaire Les Inrockuptibles parue mardi, la candidate PS à la présidentielle détaille ses années de formation et trace les axes de la politique culturelle qu'elle veut mettre en place. Citant Toni Morrison, prix Nobel de littérature - "aujourd'hui, tout est su, rien n'est compris" -, Mme Royal déclare vouloir "remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays. C'est la mission historique de la gauche", qui "ne peut pas se penser sans la culture".


Suite de cette dépêche AFP de lundi ici


Hum voilà un discours qui plait à mes oreilles, bien que restant aussi du slogan et de belles et grands phrases sans aucune certitude sur les actes une fois au pouvoir, ces mots-là font plaisir à entendre.
On en reviendrait donc à ses fondamentaux mme Royal?

Mais c'est bien, la culture reviendrait dans le débat, Télérama pourra se réjouir un moment.
En tous cas, moi non plus je ne conçois pas la gauche sans intellectuels et sans culture.
J'aurai aimé entendre un peu plus le PS s'exprimer à propos de la manifestation des intermittents par exemple et proposer un autre protocole à mettre en place une fois au pouvoir. Nous verrons bien, mais c'est déjà une avancée, un point de débat, une prise de position claire, intéressante, franche. Je m'interroge sur les suites qui y seront données et les perspectives que cela amène. Je me réjouis tout de même de ce virage.

Sur ce, tenez bon chers lecteurs!


Par anarchange - Publié dans : Poli-tique (monde (si peu) diplomatique)
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Samedi 10 mars 2007

Spoon - The way we get by


LE DROIT A AGIR

Tiré de "Philosophie magazine" n°7, Mars 2007 :

Grace au mouvement lancé, le 24 décembre dernier, par l'association Les enfants de Don Quichotte, l'expression "droit opposable" appartient désormais au paysage sémantique français (la sémantique = le sens des mots). Au vu de sa notoriété, il convient d'en préciser le sens. Notons d'abord que le qualificatif  "opposable" n'est pas juridique. Selon les juristes, "la catégorie 'droit opposable' n'est pas une catégorie du droit, mais appartient au vocabulaire politique ou du sens commun". En résumé, le droit opposable est un droit qui fournit au citoyen un "intérêt à agir" soit devant des instances administratives, soit en justice. Le point fort est que ce droit opposable crée une obligation de résultat de la part de la collectivité. Si son droit n'est pas respecté, le titulaire peut intenter une action en jsutice (administrative ou judiciaire), il est autrement dit détenteur d'un "droit à agir".
    La liste ci-dessous montre que de nombreux droits fondamentaux sont des droits opposables. Néanmoins, parmi les droit constitutionnellement garantis, certains ne sont pas opposables.
Ainsi, le "droit d'obtenir un emploi", pourtant inscrit dans le préambule (introduction, pour les novices en droit constitutionnel), de la Constitution de 1946 (article 5), repris par la Constitution de 1958.
S'il était opposable, le chômage n'existerait sans doute pas dans notre pays.

Quelques exemples de droits garantis par la Constitution :
Opposables :
Droit d'asile
Droit à l'instruction
Droit de grève
Droit de se syndiquer
Droit aux soins d'urgence

Non opposables :
Droit à un "égal accès à la culture"
Droit d'obtenir un emploi
Droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence
Droit de manifestation (!!!)
Droit à la liberté d'expression


Le pragmatisme / la pragmatique :

On entend à tout va le terme "pragmatisme" ou "pragmatique" en politique.
Beaucoup croient que le pragmatisme, c'est la modération, l'accepation "d'impératifs économiques", la résignation d'une certaine manière, le réalisme.
Ce n'est rien de tout cela, mais une école philosphique
originairement américaine, dont le fondateur est Charles Sanders Peirce.
Citons le alors, pour lui rendre vraiment hommage. Voilà ses quatres postulats:

"1) Nous n'avons aucun pouvoir d'introspection, mais toute notre connaissance du monde intérieur est dérivée par un raisonnement hypothétique de notre connaissance des faits extérieurs.

2) Nous n'avons aucun pouvoir d'intuition, mais toute connaissance est logiquement déterminée par des connaissances antérieures.

3) Nous n'avons pas le pouvoir de penser sans signes.

4) Nous n'avons pas de conception de l'absolument inconnaissable."

et là je citerai un article (si tu cliques sur "article" souligné, tu tombes dessus, ô miracle de la technologie, c'est beau un lien hypertexte) très bien fait qui développe un peu cela :

"Ceci suppose, au début, un esprit vierge comme une page blanche sur laquelle s'écrivent les évènements et leurs relations. Dans cette optique on comprend alors que la construction de soi se fait au contact de l'environnement, et non de façon intrinsèque, par les objets et le langage ce qui ne permet pas de supposer une conscience objective de soi. C'est ici la zone d'intersection avec la théorie de la communication (Bateson, Piaget). De même il est impossible de se fier à ses croyances issues d'un vécu aléatoire ; il est nécessaire d'introduire une autre conception  : le pragmatisme.

Ce mot, comme "pratique ", vient du mot grec [pragma] signifiant action. Il fut introduit par Peirce en 1878 dans "Comment rendre nos idées claires ". Il constate que nos croyances sont en réalité des règles pour l’action, et soutient que pour développer le contenu d’une idée il suffit de déterminer la conduite qu’elle est propre à susciter. Le pragmatisme commence par l’étude des faits et conduit à la pensée et non l’inverse ce qui évite les polémiques et une théorie ainsi ancrée sur le réel devient un instrument de recherche. La démarche pragmatique est aussi la gestion des idées qui émergent de la recherche et qui sont en contradiction avec celles antérieurement admises."

    Donc le pragmatisme est une théorie de la connaissance en somme, toute connaissance devrait se rapporter à l'action, passer par l'épreuve. Cela n'implique pas une praxis de droite ou de gauche ou qui devrait accepter les contraintes du libéralisme économique.

Il existe une praxis de gauche, une praxis de droite...

Surtout que l'on laisse croire grace à cette pragmatique qu'il n'y a plus qu'un seul type d'action possible. Le Socialisme? impossible, c'est une utopie! La nationalisation d'un secteur de l'économie? vous n'y pensez pas, non il faut être pragmatique...

Alors, je crois qu'il est bon de ne pas disqualifier une théorie sous le prétexte de la pragmatique, pour but d'imposer une seule théorie qui n'est pas moins utopique ou idéologique que les autres.

 

Sur ce, tenez bon chers lecteurs!

Par anarchange - Publié dans : Petits mots et grands sens
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Samedi 10 mars 2007

Interpol - Evil

Petits recentrages, vu que le mot "centre" est à la mode maintenant.

Analyse rapide d'un bout de l'actualité :

- Sur Bayrou :
Arrêtons de croire que son vote est en opposition avec la droite, ce n'est pas parce qu'il est converti à l'écharpe rouge jaurésso-mitterrandienne qu'il n'est pas à droite. Soyons sérieux un instant, il a Alain Madelin dans son équipe, rien que d'écrire ce nom me donne des boutons dans les doigts...
Et c'est cela qu'on considère comme une alternative crédible à la droite? Un ancien de l'extrême-droite, aujourd'hui reconverti au néo libéralisme et au néo-conservatisme, toujours fascisant, un brin raciste pour ministre? Un ultra-bushiste, seule voix française ultra pro guerre en Irak?
Je demande aux électeurs de gauche de se ressaisir! Allons, je veux bien que la Marie-Ségolène ne soit pas votre tasse de thé, elle est difficilement la mienne aujourd'hui, bien que mon choix soit très fluctuant. Votez à gauche, je vous prie, votez pour les Verts, votez bové, votez ségolène, ou le prg, mais pas bayrou, franchement.
Surtout, que si Bayrou est élu avec les voix de gauche, aux législatives, elles vont voter PS ou autres les voix de gauche et pas UDF. Et donc on aurait un président du centre, mais des chambres toujours aussi clivées... ahah, je me gausse.

Comment baser un parlement, ou simplement une réflexion politique sans clivages, sans divergences? Sans avis différent?
Allons, un peu de "bon sens" que diable! Et puis son mythe de rassemblement "démocrate" gauche-centre droit-droite modérée, c'est pour faire un clivage à l'américaine : républicains conservateurs (représentés par Sarko) VS démocrates (alliance sociale-libérale).

Surtout que les sondages le donnant à 24% quelle vaste blague, vous y croyez vous à un Le Pen à 9%? Humm, JMLP est aux alentours de 15% (surtout qu'il a cette fois les 2% de voix mégrétistes avec lui dès le début), Bayrou est en en fait peu saisissable au niveau du score. Hum, je n'aime pas les sondages, ils donnaient Jospin à 20% en 2002, rappelons-nous, et le PEN à 10-12%...

- Sur le ralliement de Simone Veil à Sarko :
C'est une bien belle erreur, ça a le mérite de rappeler que le "centre" a toujours été à droite.
Elle oublie d'ailleurs un peu trop vite que sa loi est passée sous les huées de la droite et avec les voix de la gauche.

- Denis Robert paye pour les malversations du gouvernment, la presse est à nouveau aux ordres du gourvenment, l'argent d'une multinationale reste plus fort que le droit.
Allez voir sur le blog de Denis Robert (journaliste qui a enquété sur Clearsteam et qui a révélé les malversations) cet article

Les redéfinitions feront l'objet d'autres articles. Hum la campagne présidentielle surpasse la culture en ces pages... alors que la culture est plutôt absente du débat de la campagne. Signe des temps?
Par anarchange - Publié dans : Poli-tique (monde (si peu) diplomatique)
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Mardi 6 mars 2007

Oasis - Stop Crying your heart out

Encore un concert à emporter dans ce message très court (trop court), parce que je trouve cette vidéo géniale et que je ne connaissais pas ce groupe (merci encore à la blogothèque) :

#38.1 - Eagle*Seagull - Holy
envoyé par lablogotheque

Je laisserai la musique parler à ma place.Sinon, Abd Al Malik en concert à la Halle aux grains en compagnie de ma chère miss M., ça donne très bien tant sur le plan de la salle que des capacités du bonhomme et de son entourage artistique (soirée slam-swing-jazz-rap avec un bon orchestre jazzy).
Quelques photos dans ce genre :

sur ma page flickr.

Bonne visite et tenez bon chers lecteurs.

Par anarchange - Publié dans : Kultur (qui a parlé de télérama?)
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Lundi 5 mars 2007

Alpha Blondy - Travailler c'est trop dur

Sarkophage a beau le crier à corps et à cri, personne ne l'écoute ! Enfin quelques milliers d'internautes tous les jours quand même ..

La dernière en date est plutôt corsée et révélatrice. C'est de sur le blog d'un internaute, Place du Pré, que vient la nouvelle, pas vraiment neuve, puisqu'on entendait la même chose il y a 60 ans et plus ... Maurice Druon, lors d'une réunion de L'UMP à Bordeaux exclame la grande pensée suivante :

" JE PREFERE QUE L'AIDE DE L'ETAT AILLE A CEUX QUI TRAVAILLENT PLUTOT QU'AUX PARASITES QUI NE TRAVAILLENT PAS "

Cette déclaration a déclenché un tonnerre d'applaudissement parmi les adhérants et sympathisants de l'UMP de la Gironde.

Source : Sud-Ouest - 24.10.2005

Nous pouvons tous remarquer que l'UMP, ce parti Godillot, est porté vers l'avenir. C'est un avenir qu'on prépare en regardant dans le rétroviseur !

Les "parasites", le "parasitisme", tant de fallacieux et populistes arguments pour flatter le mou du bulbe qui préfère penser que la terre est peuplée de méchants, mauvais profiteurs, indignes êtres humains ... La vérité est plus complexe. Malheureusement elle est hors de portée de ceux qui préfèrent les raccourcis intellectuels et les salons feutrés aux réalités de la société.

Que les adhérents de l'UMP ne soient pas choqués par ces propos est le plus inquiétant. Le culte du chef, permet, décidémment, beaucoup de dérapages.

Source : Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique


Etonnante prise de parole (si l'on la compare avec cette liste de citations), Nicolas Sarkozy ne réagit pas?
Après le retour aux corporations, voilà qu'il nous fait le retour à la "multitude", aux "parasites"... qu'on nettoie avec un Karcher?
Pour une France meilleure, sans "parasites", sans "racailles" et sans impôts (donc sans services publics).... tapez X

Si vous n'en voulez pas... tapez Y.


Par anarchange - Publié dans : Poli-tique (monde (si peu) diplomatique)
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Lundi 5 mars 2007

No One Is Innocent - Revolution.com

Petite réflexion sur la société du virtuel, de la rapidité, la révolution technologique, la contestation récupérée par le capitalisme ultra moderne et technologique.

L'actuelle rapidité de l'évolution des techniques a un effet paradoxal : la "révolution" youtube, dailymotion ou myspace (sites communautaires de partage), celle des blogs "militants", "politiques" ou "citoyens" entraine de nouveaux rapports sociaux , humains, politiques avec, comme pour toute innovation, des points positifs et des points négatifs.

Cela se concrétise par une mise en relation bien plus rapide des gens entre eux, mais une relation fictive, superficielle, virtuelle. Cela conduit à la possibilité de médias plus libres, d'informations non censurés passées entre citoyens sans filtre (rien que cela c'est déjà à la fois ultra-positif et ultra-négatif). On construit sur de la déconstruction.
Une nouvelle  étape a été franchie avec Second Life, jeu de réalité virtuelle on joue des humains et dans lequel jean-marie le pen et Ségolène Royal ont ouvert un bureau de campagne virtuel... avec son lot de débats virtuels et stériles qui se perdront dans les arcanes du web, du temps perdu pour le débat de fond, physique en face à face, passionné et ayant plus de chance d'aboutir à quelque chose de concert.

D'un autre côté, sans les forums militants, sans les réseaux msn, les chaînes emails et sms... les mouvements anti-cpe et anti-loi fillon n'auraient peut être pas eu la même force de frappe. Surtout que la coordination du mouvement lycéen de 2005 était facilitée par cela, la diffusion de l'information de lycée bloqué en lycée bloquée étant facilité.
D'un autre côté, toute cette information, bien que non censurée, est surveillée en permanence et est aussi retenue, fichée, conservée, anotée pour repérer les leaders, prévenir les manifestations sauvages, mieux contrôler encore, limiter les capacités du mouvement social.

Les pavés en pixels, les claviers tappés remplaceront-ils le pavé battu ou le compléteront-ils, l'accompagneront?
Les câbles supplanteront-ils les réunions ou resteront-ils un à-côté?
La multitude incontrôlable du net ne l'est pas tant que ça (incontrôlable).
L'activisme virtualisé perd peut être sueur mais gagne en rapidité.


On voit aussi très bien que pour l'élection présidentielle cette année, une bonne partie de la bataille se joue dans la Toile, arène nouvelle, lieu de vindicte popuplaire, de politique-spetacle, de foire d'empoigne sans empoigne, comme de débat de fond dans les cénacles plus élitistes.
et je participe moi aussi de ce mouvement, sauf qu'il faut être capable d'y voir ses effets nocifs autant que ses effets positifs.
L'autre problème étant que cela renforce la chute des lectures de journeaux quotidiens, divise et multiplie trop les sources, ne permet plus de référence commune, de culture partagée par tous "t'as lu l'article de libé?" deviens "t'as lu le post de Frédéric Rollin sur sarko et le logement opposable?". Chacun possédera ses propres souces, ses propres références. La spécialisation et l'utlra diversfication particpe de la désertification de certains domaines. Un lecteur qui lisait surtout les chroniques moins politiques et plus sportives de son journal local va être tenté de ne lire plus que des blogs sportifs ou des journeaux purement sportifs et n'aura même plus l'occasion de feuilleter des articles politiques, culturels... etc (cela n'est pas un comportement nouveau, il date de l'ultra-dicversificaiton des magazines).
Et bien, la disparition progressives de références médiatiques communes (enfin,disparition est peut être un peu fort... ^^) créé une difficulté de communication supplémentaire, un problème de compréhension plus fort et une isolation croissante de l'individu.
Cela pose des problèmes car une société est basée sur des structures collectives avec des représentations communes.

En revanche, cela permet aussi d'échapper à la marchandisation et à l'uniformisation, à l'auto-censure. Les Blogs et forums n'ont pas d'actionnaires qui feront sauter le rédacteur en chef s'ils ne respecte pas les idées politiques des actionnaires (je reconnnais que l'image est forte, mais c'est assez proche de ce qui s'est déjà passé). Il est difficile de contrôler cela, le contrôle ne vient qu'après coup, masi il est trop tard, l'information est déjà passée, elle a déjà filtré.
Arnaud Lagardère ne passera pas par moi et ne peut influer sur personne (pour l'instant, remarque) dans ce monde virtuel.
C'est très intéressant, c'est un outil fort de propagande et de contre-propagande, de démagogie, comme d'anti-démagogie.
Dans le même temps, la critique, la contestation est très vite reprise dans le but inverse, cela s'est vu avec les affiches de Champion reprenant les images de manifs des années 70, celle de Leclerc "contre la vie chère" avec les pastiches d'affiche des beaux-arts de mai 68 (Catastrophe, maintenant Leclerc est un CRS de la pensée gavant  de publicité "Consomme! Consomme!" et ces puissances marchandes profitent à fond de ces nouveaux systèmes pop-up (fenêtre intrusive) et autres pourriels [ou spam]). Ikea aujourd'hui joue à fond ce jeu, collant au près de l'actualité présidentielle. Les publicitaires ne reculent devant rien. Mais il existe des sites sans pub, une résistance se crée. Il y a toujours un retour du bâton, un double tranchant à l'arme.
Je pense en fait que le monde virtuel et le monde réel ne s'opposent pas totalement au monde virtuel. Ils cohabitent, s'imbriquent, rentrent parfois en conflit ou au contraire leurs frontières se floutent, se croisent, s'entrecroisent...

Lisez cet article, prenant le côté positif de la chose : sur ce blog

Sur ce, chers lecteurs, tenez bon, dîtes moi ce que vous pensez de la société virtuelle dans vos guelantes sans son appelées "comment taire"..

Welcome sur le forum de Révolution.com

Bonus : Version live :

Par anarchange - Publié dans : Société (tu m'auras pas...)
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Dimanche 4 mars 2007

Subway - Mourir pour idées (Brassens)

Chers lecteurs, voilà une nouvelle guelante et l'annonce de prochains articles.

Je commencerai par citer un homme qui m'est cher :

"Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots"

Jean Jaurès.



Je crois que l'on devrait méditer un peu celà, à commencer par mes camarades qui tombent dans les pièges des glissements sémantiques voulus par nos adversaires pour nous décrédibiliser aux yeux de l'opinion, pour affaiblir notre discours d'une certaine manière.
Je pense qu'il est urgent de resituer le débat, de redélimiter des notions aux contours devenus flous. L'on a tant dévié, dévoyé, déformé, traduit (et trahi = le tradutorre traditore (traducteur traître) italien), retranscrit, vulgarisé, utilisé, usé nombre de mots et de notions avec un recul critique minimal.
Et cela se voit surtout au niveau politique ou philosophique, mais pas seulement.
Le problème étant que cela enferme la pensée, créé des pret-à-penser, des préjugés pris pour empiriques, vrais.
Je ne crois pas à un complot, bien au contraire, par contre à la somme de petites actions strictement séparées créant un état d'esprit : médias, intellectuels, "experts" (il y aurait tant à redire sur la puissance des "experts"), hommes politiques...
Ces définitions érodées sont pêle-mêle : libéralisme, socialisme, droit opposable...
D'autres définitions aussi sont prises comme des vérités alors que ce sont des idéologies et des utopies, les mystifications sont de plus en plus nombreuses dans notre société de l'image, du masque, de l'illusion, du virtuel. L'image n'est pas le réel. ^^
Parfois encore, c'est carrément l'Histoire qui se voit déformée.
On manie tous les jours des notions en les triturant. Alors, d'accord, la maîtrise complète de ses si nombreuses notion par l'ensemble des citoyens est une belle utopie (bourgeoise? peut-être...). Mais au moins, ceux qui sont censés les maîtriser et apporter aux autres le débat devraient faire cet effort d'explicitation et éviter de créer ces pièges.

Je ne prétends pas à la vérité (y a-t-il une vérité une et universelle?) ni donner de quelconques leçons. Simplement, je souhaite apporter du doute et de la réflexion dans une période propice : la campagne électorale - et que vous aussi, chers lecteurs, en débattiez dans les commentaires - où l'on voit pas mal de notions triturées (ah les pauvres, je les plains).
Il n'y a pas de "coupable" à blâmer, et nous sommes tous un peu coupables (créateurs comme destinataires du discours), si culpabilité il y a (mais je ne crois pas).

Donc, bientôt en ces pages, vous pourrez voir mes redéfinitions, délimitations, diatribes et réflexions, réactions à ce que l'on peut entendre...
Il y aura aussi le programme du FN passé à la loupe et des articles philosophiques et culturels...

A bientôt chers lecteurs!
Par anarchange - Publié dans : Billet d'humeur (une réclamation?)
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