Oyez oyez braves lecteurs, ce week end la guillotine électorale se fera, des testes vont tomber... bref, vous l'aurez compris, ce sera l'écrémage des candidats à la présidentielle. Ne resteront que ceux qui auront leur "500 parrainages". Quand on pense que certains maires préfèrent ne pas user de leur droit de parrainage (le maire de ma ville d'origine pour ne pas citer de nom... le vieux Riton) et que d'autres n'auront pas leurs signatures...
Mais, car il y a un mais, c'est une bonne nouvelle car nous avions 40 candidats déclarés, bien plus qu'en 2002, ce qui était grave, car cette ultra-multiplicité permet un éclatement catastrophique et l'élection de l'équipe souhaitée par une minorité seulement.
Ainsi, nous saurons qui de la présidentielle Academy nous restera-t-il à éliminer.
Voici une petite dépêche AFP : jeudi 15 mars 2007, 21h46
Dix candidats d'ores et déjà assurés d'être en lice le 22 avril
PARIS (AFP) - Dix candidats étaient d'ores et déjà assurés jeudi d'être en lice le 22 avril, pour le premier tour de l'élection présidentielle, à la veille de la limite du dépôt des parrainages d'élus au Conseil constitutionnel. La date limite pour faire parvenir les 500 signatures requises a été fixée à vendredi 18h00 (heure de Paris). Après vérification, le Conseil constitutionnel doit communiquer lundi la liste officielle des candidats. Comme en 2002, ces parrainages ont suscité une polémique, plusieurs candidats (dont Jean-Marie Le Pen, José Bové...) ayant dénoncé les "pressions" exercées sur les maires par les grandes formations. L'idée d'une réforme commence à faire son chemin. L'une des propositions avancées par certains consisterait à faire parrainer un candidat par un nombre important de citoyens. Quatre candidats, issus des partis représentés à l'Assemblée nationale et qui comptent de nombreux élus, étaient assurés depuis le début de pouvoir se présenter : François Bayrou (UDF), Marie-George Buffet (PCF), Ségolène Royal (PS) et Nicolas Sarkozy (UMP). Mme Buffet doit se rendre en personne au Conseil constitutionnel vendredi matin. Gérard Schivardi, qui se présente comme "le candidat des maires" avec le soutien du Parti des Travailleurs (extrême gauche), a été le premier des candidats n'appartenant pas à une grande formation à annoncer le 10 mars le dépôt de plus de 500 parrainages au Conseil constitutionnel. Depuis le début de la semaine, Philippe de Villiers (MPF), Jean-Marie Le Pen (FN), Dominique Voynet (Verts) et Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) ont tour à tour annoncé avoir achevé leur recherche de signatures. Après M. de Villiers mardi et M. Le Pen mercredi, Dominique Voynet est venue elle aussi au Conseil constitutionnel apporter ses derniers formulaires. Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a annoncé jeudi soir à Chambéry avoir recueilli 530 signatures d'élus, franchissant ainsi le seuil de 500 parrainages nécessaires pour pouvoir se présenter. En revanche, l'incertitude pèse encore pour trois candidats, qui peinent à boucler leur recueil de parrainages: José Bové, Frédéric Nihous (CPNT) et Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste, ex-UMP). Mercredi, il manquait une trentaine de signatures à José Bové. Mise en cause par José Bové qui menace de lui "faire payer très cher" son éventuelle absence du premier tour, la direction du PS a rappelé jeudi sa ligne "simple et claire": les élus du PS devaient apporter leur parrainage à la candidate du parti Ségolène Royal. Pour le reste, "aucun choix n'a été imposé aux élus divers gauche non membre du PS, chacun étant libre de son propre choix", a affirmé le cabinet de François Hollande. Avec une dizaine de candidats, la présidentielle de 2007 serait comparable à celles de 1981 (10), 1988 (9) et 1995 (9). En 1974, il y avait eu 12 postulants. En 2002, on avait atteint le record de 16.Pendant ce temps là, NNBS fait encore des siennes, dans un discours ce jeudi. Il suffit de lire la dépêche AFP prise sur Yahoo actualités pour le voir :
"Alors que sa proposition, jeudi dernier, de créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" a été fortement dénoncée par ses adversaires politiques et des associations, M. Sarkozy s'est longuement exprimé sur "l'immigration" ainsi que sur "l'identité nationale". Il n'a toutefois pas réitéré cette proposition, avec laquelle 55% des Français se disent favorables (43% contre), selon un sondage Opinionway pour LCI et Le Figaro. "Je veux pouvoir parler sereinement de l'immigration. Je veux qu'on puisse parler d'immigration sans être traité de raciste. C'est insupportable et inacceptable. Il y aurait donc des sujets que l'on ne peut pas évoquer", s'est-il emporté. Mais "qui ne voit que cette forme d'autisme a conduit à laisser Jean-Marie Le Pen prospérer et la patrie des droits de l'Homme et des droits universels à porter le candidat de l'extrême droite au deuxième tour de la présidentielle en 2002 ", a-t-il ajouté. Selon lui, "à force que les formations politiques aient la lâcheté de ne pas parler du sujet de l'immigration, les extrémistes s'on sont emparés. Beau résultat pour la démocratie", a-t-il conclué."
Donc il faudrait prendre la position de l'extrême droite pour l'empêcher d'accéder au pouvoir? C'est plus que tordu comme raisonnement, ça relève du masochisme "tiens je vais appliquer appliquer la politique de mes adversaires, ça m'évitera de les voir au pouvoir".
Cela reviendrait à faire soi-même ce que l'on ne voudrait pas voir fait.
C'est plutôt un sacré problème pour la démocratie si tous les partis se mettent à avoir la même idée sous prétexte que l'autre pourrait avoir le pouvoir parce qu'il a cette idée là.
Qu'est-ce donc que cette manière de considérer la démocratie et surtout de faire de l'immigration un problème?
Peut-on encore parler de contrôle des frontières à l'heure de l'Europe?
La question de l'identité nationale peut-elle encore se poser aujourd'hui? Car faire un ministère autour de cette question, c'est une atteinte au droit du sol. On créé d'autres critères, on sélectionne... à quand une sélection à la naissance avec un système "au mérite"?
On approche de l'eugénisme dangereusement. Vouloir que seuls les "bons" immigrés deviennent français contre les "profiteurs" cela ne devrait pas être imaginable.
Il ne fait pas bon porter la voix du progressisme de nos jours. On serait même coupable de vouloir la justice sociale. Le conservatisme est à la mode.
Je crains le scrutin du 22 avril, je crois que nous allons beaucoup pleurer et souffrir, que le match se répétera en 2012 et je crains surtout une abstention massive aux législatives.
En attendant, les intermittents ont manifesté sans bruit lundi (qui en a entendu parler?), mais il est vrai que la culture c'est moins important que l'ordre, l'immigration, ou l'identité nationale non?
Et puis, lueur d'espoir peut être qui nous vient de la Dame Rose à la veste blanche et au sourire ultrabright :
Ségolène Royal veut "remettre de la culture partout"
PARIS (AFP) - Ségolène Royal veut "remettre de la culture partout", soulignant que la gauche a "une mission historique" dans ce domaine et prônant la création d'un "service public de la culture et de l'audiovisuel fort et dynamique".
Dans une interview à l'hebdomadaire Les Inrockuptibles parue mardi, la candidate PS à la présidentielle détaille ses années de formation et trace les axes de la politique culturelle qu'elle veut mettre en place. Citant Toni Morrison, prix Nobel de littérature - "aujourd'hui, tout est su, rien n'est compris" -, Mme Royal déclare vouloir "remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays. C'est la mission historique de la gauche", qui "ne peut pas se penser sans la culture".Suite de cette dépêche AFP de lundi ici
Hum voilà un discours qui plait à mes oreilles, bien que restant aussi du slogan et de belles et grands phrases sans aucune certitude sur les actes une fois au pouvoir, ces mots-là font plaisir à entendre.
On en reviendrait donc à ses fondamentaux mme Royal?
Mais c'est bien, la culture reviendrait dans le débat, Télérama pourra se réjouir un moment.
En tous cas, moi non plus je ne conçois pas la gauche sans intellectuels et sans culture.
J'aurai aimé entendre un peu plus le PS s'exprimer à propos de la manifestation des intermittents par exemple et proposer un autre protocole à mettre en place une fois au pouvoir. Nous verrons bien, mais c'est déjà une avancée, un point de débat, une prise de position claire, intéressante, franche. Je m'interroge sur les suites qui y seront données et les perspectives que cela amène. Je me réjouis tout de même de ce virage.
Sur ce, tenez bon chers lecteurs!
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