"Dès que je veux changer quelque chose, toutes les formes du conservatisme se mobilisent", s'est-il emporté. "J'étais préparé à ça. J'écoute, mais je ne tiens pas compte".
Le président français effectuait mardi à Provins sa première visite de suivi de la réforme de la carte militaire.
[...]
Vincent Eblé, président PS du Conseil général de Seine-et-Marne, a jugé quant à lui insuffisants les 10 millions d'aide publique promis pour compenser le départ des hussards.
"C'est la qualité des projets qui nous intéresse, ça se fait pas au poids. Et elle veut un rôti de combien la p'tite dame ? C'est pas ça", lui a rétorqué Nicolas Sarkozy.
[...] Entre deux arguments sur l'utilité de la modernisation de l'armée, il s'est aussi permis un trait d'humour impliquant son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, native de Turin.
Des régiments ont naguère été installés dans le sud-est de la France pour éviter une éventuelle invasion italienne, a-t-il rappelé.
"On ne voulait pas l'armée italienne, on a eu Carla. C'est quand même plus agréable, en tout cas pour moi", a-t-il dit.
Source : Nouvel Obs

Définition du jour:
Grenelle :
A propos de politique écologique du gouvernemnt actuel, on parle de loi Grenelle 1 qui va être examinée mardi par le Sénat. On parle de loi Grenelle 2, considérée comme la «boite à outils» de la première - un texte particulièrement lourd et technique de plus d'une centaine d'articles - qui sera soumis au Parlement courant mars. Mais un "Grenelle" ne veut rien dire.
Il faut rappeler ici que cette qualification participe de la destruction de l'héritage de mai 68.
En effet, les accords de Grenelle sont des accords historiques. Je citerai ici l'article Wikipédia à ce propos :
"Les accords de Grenelle ont été négociés les 25 et 26 mai, en pleine crise de mai 1968, par les représentants du gouvernement Pompidou, des syndicats et des organisations patronales. Parmi les négociateurs figuraient Jacques Chirac, alors jeune secrétaire d'État aux Affaires locales, et Georges Séguy, représentant de la CGT
Les accords de Grenelle, conclus le 27 mai 1968 - mais jamais signés-, aboutissent essentiellement à une augmentation de 35 % du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et de 10 % en moyenne des salaires réels. Ils prévoient aussi la création de la section syndicale d’entreprise, actée dans la loi du 27 décembre 1968.
Rejetés par la base, ils ne résolvent pas immédiatement la crise sociale et la grève continue. Cependant trois jours plus tard, le 30 mai, le général de Gaulle de retour à Paris après avoir rencontré le général Massu à Baden-Baden (Allemagne) la veille, conforté par une énorme manifestation de la droite sur les Champs-Élysées, décide la dissolution de l'Assemblée nationale et provoque des élections législatives qui verront le 30 juin 1968 le triomphe des gaullistes de l'UDR (293 sièges sur 378) et mettront un terme à la crise politique.
Le nom de Grenelle est tiré du lieu où se négocièrent les accords, au ministère du Travail situé rue de Grenelle à Paris. Cet hôtel, construit à la fin du XVIIIe siècle, ancien palais archiépiscopal, est en effet affecté au ministère du Travail depuis 1905. La « salle des Accords », ainsi nommée depuis lors, est une ancienne salle à manger dont le décor du XVIIIe siècle a été préservé. Le nom est resté un élément marquant de la vie politique française."Or, que je sache, le "Grenelle" (de l'environnement) n'est ni signé rue de Grenelle, ni un accord mais un projet de loi du gourvernement.
Dès lors, dans quelle mesure peut-on donner à une loi la même portée que des accord historiques entraînant une hausse des salaires à part par ignorance, sinon par volonté de nuire à l'histoire desdits accords et leur minimisation ainsi que la banalisation dans le vocabulaire du mot Grenelle et un afaiblissement de son sens?
Je vous en laisse juge, chers lecteurs.
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